Excellent film fantastique!
Un début qui en devient presque drôle (l'homme qui rétrécit avec un telephone de 2 m dans les mains :D) un milieu de film débordant d'excellent suspens (!) et une fin triste qui fait réfléchir. A voir!
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FICHE TECHNIQUE:
Titre original : The Incredible Shrinking Man
Pays : USA
Durée : 1h21
Année : 1957
Réalisation : Jack ARNOLD
Scénario : Richard MATHESON
Image : Ellis W. CARTER
Effets spéciaux : Clifford STINE
Décors : Russel A. GAUSMAN
Musique originale : Joseph GERSHENSON
Production : Albert ZUGSMITH pour Universal International
Distribution : Les Films du Paradoxe
Interprètes : Grant WILLIAMS, Randy STUART, April KENT, Paul LANGTON.
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SYNOPSIS:
Suite à un passager en pleine mer dans une nappe de brouillard radioactif, Scott Carey voit avec effarement son corps diminuer de taille ! Il consulte les plus grandes sommités du monde scientifique qui se bornent à constater le phénomène sans précédent dont il est victime : Scott Carey rétrécit toujours, et nul ne peut prévoir jusqu'où le processus ira. Sa femme lui installe une petite maison de poupée dans un coin de l'appartement : il ne mesure alors que 20 centimètres... Mais un jour, alors que sa femme est sortie, Carey est attaqué par le chat de la maison.
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AUTOUR DU FILM:
Notes sur Jack Arnold.
D'abord acteur, il est pendant la guerre assistant de Robert Fiaherty, l'auteur de Nanouk, de L'homme d'Aran. Son premier film nominé aux oscars en 1950, est un documentaire pour un syndicat ouvrier. La partie la plus intéressante de sa carrière se passe au sein de la compagnie Universal, où il se spécialise dans le fantastique et la science fiction : Le météore de la nuit, d'après une histoire de Ray Bradbury, L'Etrange créature du Lac Noir, et La Revanche de la créature, trois films tournés en relief. Il tourne également Tarentula, sur le thème de l'animal atteint de gigantisme, et The Space Children, où des enfants, alliés à des extraterrestres, mettent en garde les hommes contre le péril nucléaire... Egalement : Le salaire du Diable, un western moderne, et La Souris qui rugissait, une comédie farfelue...
PISTES PEDAGOGIQUES:
1 – Les films de science-fiction
L'aspect humain est important dans n'importe quelle histoire et il est d'autant plus essentiel de l'introduire dans un film de science-fiction que l'imaginaire n'y connaît pas de limites, et que l'on s'y trouve confrontés à des événements qui sont peut-être réels, mais qui semblent tout à fait incroyables. Pour que les spectateurs réagissent favorablement, il faut qu'ils croient ce qu'ils voient. Un film de science-fiction, fait avec réalisme et auquel les acteurs participent réellement, obtient des réponses honnêtes de la part des spectateurs. Par la suite, les effets spéciaux trouvent leur place et sont d'autant plus convaincants et efficaces. Les trucages ne remplissent leur fonction que par rapport à l'ensemble des effets qui touchent les spectateurs. En effet, ce sont eux qui apportent aux films tout ce qu'il est impossible de montrer, le rôle du metteur en scène étant alors de leur indiquer, à travers une histoire, l'atmosphère, le climat psychologique qui conviennent à cette histoire et qui stimuleront tous les sens. Or, une histoire de science-fiction va au-delà d'un scénario banal : elle touche aux possibilités infinies de l'homme, elle transcende l'ordinaire...
2 – Rétrécir les effets spéciaux
Faire croire aux spectateurs qu'un homme puisse rapetisser jusqu'à ne mesurer que quelques centimètres (avant de disparaître dans le néant) était la difficulté principale pour le réalisateur. Cela fut rendu possible en procédant par étapes : les accessoiristes ont tout d'abord utilisée des vêtements beaucoup plus grands que ceux portés par l'acteur Grant Williams puis, pour les scènes où Scott a la taille d'un enfant de six ans, le directeur artistique a fait construire un décor où tous les objets étaient d'une hauteur deux fois plus importante que la normale. Ils ont également utilisé le procédé de l'écran multiple combiné avec des plans normaux, de telle sorte que lui et son épouse apparaissent dans le même plan. La ligne de séparation de l'incrustation était cachée au bord du rideau, le long d'une chaise et, enfin, sur le plancher, de telle façon qu'elle passe inaperçue.
3 – Rétrécir d'autres héros...
Faire croire que d'autres personnages d'un film, joués par des acteurs de taille normale, sont des êtres humains miniaturisés a souvent tenté le cinéma et stimulé l'ingéniosité des créateurs d'effets spéciaux. Le prétexte des expériences d'un savant fou est fréquent : le Docteur Pretorius et ses bocaux contenant des homoncules dans La fiancée de Frankenstein (James Whale, 1935) ou le Docteur Cyclops qui rapetisse ses visiteurs en pleine jungle américaine (Ernest B. Schoedsack, 1940). Dans Les Poupées du Diable (Tod Bowing, 1936), un bagnard évadé et innocent assouvit une vengeance grâce à des êtres miniatures qu'il est capable de créer. Dans Le Voyage fantastique (Richard Fleischer, 1966), comme dans L'Aventure intérieure (Joe Dante, 1987) des personnages microscopiques voyageant à l'intérieur du corps humain.
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Soliloque final du héros : (A méditer!)
Scott Carey : "I was continuing to shrink, to become...what? The infinitesimal? What was I? Still a human being? Or was I the man of the future? If there were other bursts of radiation, other clouds drifting across seas and continents, would other beings follow me into this vast new world? So close - the infinitesimal and the infinite. But suddenly, I knew they were really the two ends of the same concept. The unbelievably small and the unbelievably vast eventually meet - like the closing of a gigantic circle. I looked up, as if somehow I would grasp the heavens. The universe, worlds beyond number, God's silver tapestry spread across the night. And in that moment, I knew the answer to the riddle of the infinite. I had thought in terms of man's own limited dimension. I had presumed upon nature. That existence begins and ends is man's conception, not nature's. And I felt my body dwindling, melting, becoming nothing. My fears melted away. And in their place came acceptance. All this vast majesty of creation, it had to mean something. And then I meant something, too. Yes, smaller than the smallest, I meant something, too. To God, there is no zero. I STILL EXIST!"