"Die Blaue Angel"

"Die Blaue Angel"
Voilà, alors, les films allemands, ça , ça vient de ma mère qui est allemande alors, tout les films allemands que je citerai dans mon blog , c'est en parti par ma mère que je l'ai vu :)

"Die Blaue Engel"
Premierement : Marlen Dietrich, quelle femme, la classe, l'allure...J'aime beaucoup ce qu'elle dégage à l'écran...Une vrai présence, une sacré femme...

Réalisé par Josef von Sternberg

Avec: Marlene Dietrich, Emil Jannings, Hans Albers

Genre : Drame
Durée : 1h 3min. Année de production : 1930

Titre original : Der Blaue Engel


L'histoire:
Un professeur tres autoritaire sombre dans la decheance en succombant a la passion devastatrice qu'il eprouve pour une chanteuse de cabaret...

# Posté le jeudi 31 mars 2005 09:15

Modifié le mercredi 04 mai 2005 18:15

La ruée vers l'or

La ruée vers l'or
Le premier film de Charlot que j'ai vu , je devais avoir 6/8 ans...Un film géant et à mon goût très drôle :D


Année 1925

La Ruée vers l'Or de Chaplin

The Gold Rush, comédie muette dont l'action se déroule en Alaska, connaît un succès critique et populaire immédiat. Son réalisateur et acteur, Charlie Chaplin, transformé en chercheur d'or, y affronte la misère, les ours et la cupidité des hommes.
En 1958, un jury international sacrera l'½uvre comme le deuxième plus grand film de tous les temps, après "Le Cuirassé Potemkine" d'Eisenstein tourné la même année.

# Posté le jeudi 31 mars 2005 10:36

Modifié le jeudi 05 mai 2005 10:35

"Psycho"

"Psycho"
Alors là, c'est bien simple, je croyais que je n'aurais pas du tout peur car bon, on se dit c'est vieux, alors ça fait plus peur (par exemple: "Frankenstein", interdit au moins de 16 ans lors de sa sortie en salle...heu...j'ai pas eu vraiment peur...) mais là, dans "Psycho" j'avoue avoir sursauté: la scène ou la caméra est collé au plafond et que le tueur vient avec son couteau comme un zombie...Brrrrrr.....je ne m'y attendais pas trop, alors chapeau, l'un de mes film préféré de Mr.Hitchcock avec "Fenêtre sur cour", miam!



USA
réalisation:Alfred Hitchcock

Scénario:Joseph Stefano,d'après Robert Bloch

Photographie:John Russell

Effets spéciaux:C.Champagne

Musique:B.herrmann

Production:A.hitchcock/ Paramount

Interprétation: Anthony Perkins ,Janet Leigh,Vera Miles,John Gavin,Martin Balsam,John McIntire

NB,109 min


Hitchcock parle de ce film:

*A propos de la scene qui montre le detective montant les escaliers avant d'être poignardé:

"Alors il y avait un plan de la main du detective glissant sur la rampe et un travelling à travers les barreaux de l'escalier montrant ses pieds de côté .Cette montée de l'escalier, decoupée ainsi ,ne donnait pas un sentiment de d'innocence,mais de culpabilité.Ces plans auraient convenu s'il s'etait agi d'un tueur montant l'escalier ,mais

l'esprit de la scène se situait à l'opposé.J'ai donc retourné la scène .Je me suis alors servi d'une seule prise du detective qui monte l'escalier et ,quand il s'est approché de la dernière marche ,j'ai deliberement placé la caméra en hauteur pour deux raisons : la première afin de pouvoir filmer la mère verticalement car,si je l'avais montrée de dos , j'aurais eu l'air de masquer volontairement son visage et le public se serait méfié.De l'angle ou je m'etais placé ,je ne donnais pas l'impression d'eviter de montrer la mère.

La seconde et principale raison pour monter si haut avec la caméra était d'obtenir un contraste fort entre le plan général de l'escalier et le gros plan de sa figure lorsque le couteau s'abattait sur lui .C'etait exactement de la musique,voyez-vous,la caméra en hauteur avec les violons ,etsoudain la grosse tête avec les cuivres .Dans le plan du haut ,j'avais la mère qui arrivait et le couteau qui s'abat et je passais au gros plan du detective.Au moment ou le couteau approchait de son visage ,un fil liberait le sang innondant son visage suivant un tracé prévu.


*A propos de la scene du poignardage du personnage de Janet Leigh :

Le tournage a duré sept jours et il y a eu soixante-dix positions de caméra pour 45 secondes de film.On m'avait fabriqué un merveilleux torse factice avec le sang qui devait jaillir sous le couteau,mais je ne m'en suis pas servi.J'ai préféré utiliser une fille ,un modèle nu ,qui doublait Janet Leigh .De Janet ,on ne voit que les mains les epaules et la tête .Tout le reste c'est avec le modèle.





L'histoire:

Une femme s'enfuit de son lieu de travail avec l'argent d'un riche client.Le soir ,prise de remords, elle quitte la route principale ,mais surprise par l'orage ,elle s'arrête dans un motel peu engageant...



Hitchcock parle de ce film:

*A propos de la scene qui montre le detective montant les escaliers avant d'être poignardé:

"Alors il y avait un plan de la main du detective glissant sur la rampe et un travelling à travers les barreaux de l'escalier montrant ses pieds de côté .Cette montée de l'escalier, decoupée ainsi ,ne donnait pas un sentiment de d'innocence,mais de culpabilité.Ces plans auraient convenu s'il s'etait agi d'un tueur montant l'escalier ,mais

l'esprit de la scène se situait à l'opposé.J'ai donc retourné la scène .Je me suis alors servi d'une seule prise du detective qui monte l'escalier et ,quand il s'est approché de la dernière marche ,j'ai deliberement placé la caméra en hauteur pour deux raisons : la première afin de pouvoir filmer la mère verticalement car,si je l'avais montrée de dos , j'aurais eu l'air de masquer volontairement son visage et le public se serait méfié.De l'angle ou je m'etais placé ,je ne donnais pas l'impression d'eviter de montrer la mère.

La seconde et principale raison pour monter si haut avec la caméra était d'obtenir un contraste fort entre le plan général de l'escalier et le gros plan de sa figure lorsque le couteau s'abattait sur lui .C'etait exactement de la musique,voyez-vous,la caméra en hauteur avec les violons ,etsoudain la grosse tête avec les cuivres .Dans le plan du haut ,j'avais la mère qui arrivait et le couteau qui s'abat et je passais au gros plan du detective.Au moment ou le couteau approchait de son visage ,un fil liberait le sang innondant son visage suivant un tracé prévu.



*A propos de la scene du poignardage du personnage de Janet Leigh :

Le tournage a duré sept jours et il y a eu soixante-dix positions de caméra pour 45 secondes de film.On m'avait fabriqué un merveilleux torse factice avec le sang qui devait jaillir sous le couteau,mais je ne m'en suis pas servi.J'ai préféré utiliser une fille ,un modèle nu ,qui doublait Janet Leigh .De Janet ,on ne voit que les mains les epaules et la tête .Tout le reste c'est avec le modèle.

Analyse de la scène de la douche:

la séquence commence après trois quarts d'heure de film et dure moins de cinq minutes, sachant que le montage réserve à peu près 45 secondes à l'enchaînement des plans durant la mise à mort de Marion Crane.

Dès l'entrée du personnage dans la salle de bains, le spectateur peut découvrir la cuvette d'un toilette (chose hautement triviale pour l'époque au cinéma et jusqu'alors restée quasiment inédite) dans lequel l'héroïne jette un papier déchiré avant d'actionner la chasse d'eau. Cette vue de la cuvette et de l'eau qui tourbillonne lance l'engrenage que le personnage de Marion Crane ne peut encore deviner et amène la première occurrence de la figure du cercle qui scandera la séquence, tel un leitmotiv. D'autres éléments s'inscriront donc dans cette dynamique : le pommeau de la douche, la vue du nombril de Marion Crane, le gros plan sur sa bouche ouverte, la bombe de l'écoulement d'eau et, au final, son oeil (iris et pupille fixe).

A proprement parlé, la scène de la douche possède elle-même pour bornes, de l'entrée de Marion sous la douche à sa mort, la marque de ce motif. Le premier plan qui nous certifie que la douche a été mise en marche est une contre-plongée sur l'eau qui quitte le pommeau, telle une pluie battante (Hitchcock utilise à ce moment une courte focale) et le dernier est un gros plan sur son oeil ouvert et inerte (avec un travelling optique arrière et un mouvement de rotation) à travers lequel on voit se refléter la bombe de la douche. La figure répétée du cercle se propage donc comme un écho dans cette scène qui substitue la mort de Marion Crane à celui d'un martyr.

L'habitacle de la cabine de douche compose lui-même un cercle qui enferme Marion Crane dans un catafalque (le rideau de la douche jouerait à cet égard le rôle d'un linceul) mais également le spectateur.

Cet espace est frappé par des lignes obliques : le jet de l'eau flagellant le corps de Marion qui se purifie de sa tentation à travers sa toilette (elle a décidé à ce moment de rendre l'argent dérobé à son bureau) et les coups de couteau lancés dans sa direction par la main meurtrière.

A travers les points de vue utilisés, le spectateur occupe tout d'abord la place du voyeur : la scène débute par un point de vision sur Marion Crane entrant sous la douche. Possédant une avance sur le personnage (le spectateur entraperçoit une ombre derrière le rideau, l'imminent danger étant souligné par un travelling optique avant), il devient tour à tour victime (point de vue de l'héroïne : peur et incompréhension devant sa possible mort après 45 minutes de film) et bourreau (point de vue du meurtrier ; désir inconscient du spectateur du meurtre en soi également présenté comme un viol) et bascule donc rapidement dans la paranoïa. A l'image de Norman Bates, le spectateur s'avère être double.

Même si le montage nous donne l'impression d'une scène tournée en temps réel, il n'en est rien, sept jours furent d'ailleurs nécessaires pour le tournage. La continuité est faite par le son (bruit de l'eau quittant le pommeau), deux plans successifs (Marion a encore les cheveux secs et au plan suivant ils sont trempés) nous suggèrent pourtant l'usage d'une légère ellipse ou faux raccord. Comme il fragmente le corps de Marion, Hitchcock découpe le temps, l'accélérant à sa guise. Toute la dramaturgie est de plus soutenue par la musique de Bernard Hermann qui intègre au plus haut sommet de la tension les cris, quasi musicaux, de Janet Leigh.

La scène s'avère être un véritable exercice de montage comme l'est par exemple celle de L'escalier d'Odessa dans Le Cuirassé Potemkine d'Eisenstein. Marion Crane n'est pas concrètement tuée (on ne voit jamais le couteau entrer dans son corps), c'est l'esprit du spectateur qui l'assassine. Après le glissement du corps de Marion qui agonise lentement (le spectateur doit en avoir pour son désir malsain ; notons une nouvelle fois l'oblique dessinée par le bras et la main de l'héroïne), l'instant de sa mort est symbolisé par la chute du rideau et son bruit caractéristique et guère éloigné d'une guillotine qui s'abat sur un condamné à mort.

Enfin, cette séquence est en grande partie sculptée et structurée par le jeu de la lumière. Le corps de Marion Crane est exhibé sous la douche comme il le serait dans une cage (voir le dessin des carrelages de la douche) ou un tribunal. Sa mauvaise conscience s'incarne à travers l'ombre qui la roue de coups de couteau, l'empêchant de quitter la douche et lui rappelant à chaque instant le vol qu'elle a commis.

Merveille de construction cinématographique, la scène de la douche se doit d'être considérée depuis la sortie du film comme un des Beaux-Arts.

# Posté le jeudi 31 mars 2005 10:37

Modifié le jeudi 05 mai 2005 10:51

"New York-Miami"

"New York-Miami"
Un film léger, deux personnages délicieux..Un vrai régal! A voir!A voir!

L'histoire:
Ellie Andrews (Claudette Colbert), jeune fille gâtée dont le père milliardaire refuse qu'elle épouse l'homme de ses rêves, échappe à son emprise en se sauvant du yacht dans lequel il l'avait séquestrée, pour aller rejoindre le play-boy aviateur avec qui elle s'est secrètement fiancée. Peter Warne (Clark Gable), journaliste insolent, est congédié du journal qui l'emploie. Ces deux personnes que tout sépare se rencontrent dans un autocar reliant Miami à New York. D'abord attiré par le scoop et éventuellement la récompense qu'il pourrait obtenir (le père de la jeune fille ayant lancé des détectives à ses trousses), Peter Warne ne quitte plus d'une semelle sa nouvelle compagne de voyage qui vient en plus de se faire voler tout l'argent qu'elle transportait sur elle. Après maintes péripéties au cours desquelles ils doivent se faire passer pour un couple légitime et ainsi dormir dans la même chambre, seulement séparés par une couverture ("le mur de Jéricho"), ils finissent par s'éprendre l'un de l'autre. Alors qu'Ellie est endormie, Peter lui fausse compagnie pour aller vendre son histoire au journal et ainsi tenter d'arracher de l'argent à son rédacteur en chef qui lui permettrait d'épouser Ellie. Dépitée, se croyant trahie, cette dernière 'se rend' à son père qui accepte enfin qu'elle se marie avec son aviateur...Vous ne croyez quand même pas qu'une comédie puisse voir son héros, joué par Clark Gable qui plus est, laissé sur le carreau !!! Il suffira d'un coup de trompette faisant tomber, comme l'avait fait Josué, "les murailles de Jéricho" pour que le happy end tant attendu se concrétise.

# Posté le jeudi 31 mars 2005 10:40

Modifié le mardi 26 avril 2005 11:05

"The Kid"

"The Kid"
Un pur Chef d'oeuvre! Sûrement l'un des meilleurs de Chaplin!

L'histoire:
Par un surprenant concours de circonstances, un enfant abandonné par sa mère (dont le seul pêché était d'être mère) se retrouve adopté par un mendiant...

L'analyse:
Un film avec un sourire, peut-être avec une larme. Des films dont l'histoire et la mythologie mêlent autant la fiction et la réalité, The Kid est assurément l'un des plus troublants. Si Chaplin a hélas souvent été un artiste maudit, l'histoire de ce que beaucoup considèrent comme son premier long-métrage le prouve à qui en douterait. Agé de 30 ans lors du début du tournage en juillet 1919 (tournage qui s'étalera sur plus d'un an pour les raisons qui vont suivre), Chaplin est un personnage déjà mondialement connu du grand public par sa silhouette, son humour et sa présence scénique. John Carpenter affirma lors d'une interview que le premier film d'un cinéaste est souvent son plus personnel. Cette maxime s'applique parfaitement dans le cas de Chaplin.

The Kid n'était à l'origine qu'un projet de court-métrage de plus dans la carrière déjà bien fournie du réalisateur. Le contrat le liant à la First National l'obligeait à l'époque à fournir encore un certain nombre de courts-métrages sur une durée d'un an. Mais Chaplin, de plus en plus perfectionniste et ambitieux, décidait de consacrer d'avantage de temps à ses ½uvres. La genèse de The Kid en est la preuve la plus flagrante. Le film gagnant en importance aux yeux de Chaplin, la production va donc s'étaler sur quasiment un an, au grand dam des producteurs qui ne voient pas d'un bon ½il le fait que son film coûte autant d'argent (le film se présente en effet sur six bobines alors qu'un court "classique" n'en comporte que deux).

Sa vie privée et sa vie personnelle vont se mêler et parfois se confondre de manière troublante sur le tournage de ce film. La mère du fameux Kid est interprétée par son ancienne concubine Edna Purviance. Une chose n'arrivant jamais seule, deux semaines après le début du tournage, son premier enfant âgé de 3 ans décède. Triste conséquence, le couple qu'il forme avec Mildred Harris, sa première femme, se détériore ; femme que Chaplin remplacera trois ans plus tard par Lita Gray qui joue un petit rôle dans le film. A l'instar de David Cronenberg avec The Brood (Chromosome 3, 1979), le film va jouer son rôle d'exorciste et va permettre à son auteur d'affronter ses démons présents et passés.

Le drame qui s'est abattu sur l'auteur se sent et est exprimé de façon complètement imagée dans le film. Une des scènes d'ouverture voit Chaplin (un mendiant) se retrouver par hasard dans une rue où justement l'enfant est abandonné et qui, par un gag savoureux, celui du landau, va devenir le père du héros du film. Cette scène résume à elle seule les motivations profondes du cinéaste et représente la clé de voûte du film : l'image de la mère, dénigrée, renvoie également à la vraie mère de Chaplin que ce dernier a perdu de vue depuis plus de 6 ans. Le personnage de Chaplin est définitivement tiraillé entre le hasard de la situation (le mendiant n'aurait pas du passer par là) et le désir de devenir père.

Cette scène essentielle passée, le film se présente comme une succession de petits sketchs très souvent drôles (on rit vraiment) dépeignant la vie difficile du père et du fils. Le contexte exceptionnel dans lequel a été créé le film ne saurait néanmoins dissimuler et encore moins substituer les ambitions premières du cinéaste qui sont ici pleinement exprimées. Faire rire autant qu'émouvoir grâce à un style épuré à l'extrême (la mise en scène est très "économe"). L'aspect social de son ½uvre est d'ores et déjà présente ici avec la misère quasi-constante.

Chaplin montre ici plus que jamais son sens unique de la scène, de l'instant, bref, tout ce qu'on aime au cinéma ; le tout au profit d'un récit connu de tous. Il s'agit sans doute du film le plus célèbre de Chaplin, le plus universel d'un des cinéastes les plus universels. Rien que l'affiche où l'on voit Chaplin et le Kid assis tous les deux sur une marche est probablement l'une des images de cinéma les plus célèbres. Il suffit d'ailleurs de se plonger dans les bonus du DVD et du reportage sur le cinéaste iranien Abbas Kiarostami pour se rendre compte à quel point le cinéma de Chaplin, dont The Kid reste l'une des pierres angulaires, reste ancré dans les esprits. Le visage du cinéaste orne même les murs de Téhéran aux côtés de ceux des membres du gouvernement. Un visage avec un sourire, peut-être avec une larme.

# Posté le jeudi 31 mars 2005 10:46

Modifié le mardi 26 avril 2005 11:14